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    Message  Admin le Sam Mai 28, 2011 1:57 am



    Ratko Mladic, le « boucher des Balkans », arrêté en Serbie

    Il avait pris la poudre d’escampette depuis 1995, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, qui s’est taillé une solide réputation de « boucher des Balkans », a été pris dans les mailles du filet de la police en Serbie.

    Sur les traces d’un criminel de guerre impitoyable, qui a du sang musulman sur les mains, l’ONU, par la voix de son secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-moon, se félicite du dénouement de cette interminable chasse à l’homme qualifié d’« historique pour la justice internationale ».

    Le Tribunal pénal international (TPIY) pour l’ex-Yougoslavie à La Haye réclame depuis le 25 juillet 1995 l’arrestation de Ratko Mladic, 69 ans, pour des actes de génocide et autres crimes commis pendant la guerre inter-communautaire en Bosnie (1992-1995). Cet acte d’accusation avait été complété en novembre 1995 pour y inclure le massacre de Srebrenica, un carnage planifié qui a assassiné froidement 8 000 musulmans en juillet 1995.

    « Le processus d’extradition est en cours », vers la Haye s’est empressé de préciser Boris Tadic. Le transfèrement de Ratko Mladic vers les Pays-Bas pourrait demander jusqu’à sept jours. La procédure légale, qui prévoit que le prévenu soit déféré dans un premier temps devant un tribunal spécial pour crimes de guerre, est engagée.

    Parmi ceux qui ont traqué sans relâche ce haut gradé sanguinaire livrant une guerre d’épuration ethnique, Serge Brammertz, procureur du TPIY, a estimé que la Serbie avait ainsi « rempli une de ses obligations internationales ». « C’est très important pour les victimes », ajoutant « Cette arrestation représente « le résultat d’une pleine coopération de la Serbie avec le tribunal de la Haye. Aujourd’hui, nous fermons un chapitre de l’histoire de notre région qui nous mènera vers une pleine réconciliation » régionale, avait souligné un peu plus tôt Boris Tadic.

    Une arrestation emblématique, qui apporte soulagement et apaisement aux victimes, ainsi que l’a précisé Hajra Catic, présidente de l’association Femmes de Sbrenica : « Après seize ans d’attente, pour nous, les familles de victimes, c’est un soulagement », a-t-elle sobrement déclaré.

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    Message  Admin le Mer Mar 30, 2011 8:14 am

    Conférence au centre de recherche stratégique et sécuritaire
    La société civile en Algérie, un alibi au service du pouvoir ?

    le 30.03.11 | elwatan.com
    De la conférence organisée par le CRSS, il ressort que la société civile autant que les associations
    en Algérie ne sont pas perçues autrement que comme des alibis au service du pouvoir.
    La société civile en Algérie : réalités et perspectives» est le thème d’une conférence-débat animée, hier, par le sociologue Aïssa Belakhdar au siège du Centre de recherche stratégique et sécuritaire (CRSS). Au cours de son exposé, M. Belakhdar a entrepris, dans un premier temps, de faire le point sur l’importance et le rôle de la société civile dans les sociétés occidentales avant de zoomer sur la réalité algérienne.

    Tout en faisant remarquer que les organisations sociales traditionnelles (la djamaâ, les archs, la tribu et les zaouïas) ont joué un grand rôle dans la préservation et la sauvegarde de l’identité et des valeurs du peuple algérien durant des siècles, Aïssa Belakhdar – qui est connu pour être l’un des principaux animateurs de la Ligue des associations de la société civile – a soutenu, toutefois, la nécessité de retenir les leçons des années 1990, période durant laquelle le pays était attaqué de toutes parts sans qu’il ait eu les moyens de riposter. «Les attaques des années 1990 nous imposent d’avoir une société civile forte. C’est une question de sécurité nationale», a-t-il fait remarquer. Fort de ce constat, le conférencier n’a d’ailleurs pas manqué d’inviter l’assistance à méditer les exemples des Etats-Unis, d’Israël ou de la Grande-Bretagne en la matière.

    Le rôle des associations autonomes

    Au cours des débats, Ahmed Adimi, docteur d’Etat en sciences politiques et professeur à l’université d’Alger, a entrepris d’emblée de recentrer la discussion en proposant de faire le distinguo entre société civile et associations. Ahmed Adimi n’a ainsi pas hésité à soutenir l’idée que si l’on peut concéder le fait qu’il existe des associations, il n’est pas par contre erroné de penser qu’il existe une société civile en Algérie. «Il faut dire les choses comme elles sont. Le contexte actuel ne se prête pas du tout à l’émergence d’une société civile», a-t-il martelé. L’intervenant a expliqué notamment qu’«il n’existe pas de règles claires en Algérie pour fonder une association. De mon point de vue, sur les 84 000 associations qui existent, seules 4 ou 5 remplissent vraiment leur rôle», a-t-il soutenu avant de dénoncer une instrumentalisation à des fins politiques des structures existantes. En guise d’exemple, M. Adimi a rappelé le nombre incalculable d’associations qui se sont précipitées pour soutenir le programme du président de la République alors que normalement, les lois leur interdisent de prendre position dans un débat politique.

    Cela lui fera d’ailleurs dire qu’il n’y a pas d’associations autonomes en Algérie.
    En parallèle, a-t-il, poursuivi, «on refuse à des enseignants universitaires et à des chercheurs de créer une petite association». Ce n’est pas tout. Il a également fortement fustigé l’initiative qui a consisté à remettre au devant de la scène les zaouïas. «Un Etat moderne ne se construit pas sur des structures traditionnelles. Un jour, nous payerons cher cette façon de faire», a assuré Ahmed Adimi qui a, en outre, attiré l’attention sur les dangers qu’il y a de laisser la société s’emprisonner dans le cercle vicieux représenté par le couple «casse- répression» et de ne lui fournir aucune possibilité de s’organiser et de s’exprimer pacifiquement. De la conférence organisée par le CRSS, dirigée par le professeur M’hand Berkouk, il ressort que la société civile autant que les associations en Algérie ne sont pas perçues autrement que comme des alibis au service du pouvoir. Tout en partageant entièrement l’analyse faite de la situation par M. Adimi, les autres intervenants ont, quant à eux, plaidé en faveur de la promotion de la citoyenneté. Une notion qui, ont-ils dit, n’a pas encore pu se frayer un chemin en Algérie.

    Zine Cherfaoui

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    Message  Admin le Sam Mar 19, 2011 9:42 am

    Décès du poète, journaliste et écrivain algérien Hamid Skif
    le 19.03.11 | 15h33
    Le poète, journaliste et écrivain algérien, Hamid Skif, l’auteur de La Géographiedu danger, est décédé vendredi à 5h du matin dans un hôpital de Hambourg (Allemagne), des suites d’une longue maladie. Il allait avoir 60 ans dans quelques jours. Il sera rapatrié cette semaine à Alger.

    Hamid Skif n’est pas un poète disparu. Au contraire, un menestrel, un trouvère retrouvé aimant taquiner les Muses de par un souffle poétique et cursif contemporain et humainement investi de valeurs cardinales universelles. La preuve ! Dans son œuvre phare, primée et saluée-lauréat du prix du roman francophone 2007- La Géographiedu danger, Hamid Skif, semble revendiquer haut et fort son statut d’écrivain universel et ce, à travers la voix de son personnage( un sans-papier, un harraga) : « Je suis turc, arabe, berbère, iranien, kurde, gitan, cubain, bosniaque, albanais, roumain, tchétchène, mexicain, brésilien ou chilien au gré des nécessités. J'habite les lieux de ma métamorphose… ». Un citoyen du monde !

    De son vrai nom Mohamed Benmebkhout, Hamid Skif est issu d’une famille de commerçants originaires de Bou-Saâda, plus précisément de Ain Rich. Il est né à Oran le 21 mars 1951. Il est marqué dans sa jeunesse par un arrière-oncle, premier speaker francophone de Radio-Baghdad dans les années 1930 et l'un des fondateurs de l’ « Organisation secrète » chargée par le MTLD de préparer la Révolution algérienne de 1954.

    Hamid Skif fait ses études au lycée Ibn Badis d'Oran. Il rejoint en 1968 le « Théâtre de la Mer » qui s'installe l'année suivante à Alger et se nommera l´« Action culturelle des Travailleurs » quand Kateb Yacine y intégrera son activité.

    En 1971 Hamid Skif fera partie, aux côtés notamment de Youcef Sebti, Abdelhamid Laghouati ou Djamel Imaziten, des poètes réunis en 1971 par Jean Sénac pour son anthologie de la jeune poésie algérienne de graphie française et anime en 1972 les soirées poétiques du « Mouggar » . Il participera à la rédaction de l'hebdomadaire « Révolution Africaine » puis, de retour à Oran, travaille au quotidien « La République » .

    Il fut arrêté en 1973 pour la publication d'un reportage sur les mauvais traitements infligés aux citoyens puis muté en 1974 à Alger par mesure disciplinaire pour avoir refusé la liquidation du journal. Il refuse alors de prendre la direction de la revue littéraire « Promesses » fondée par Malek Haddad et rejoint l´ONCIC (Office National du Commerce et de l´Industrie Cinématographique) qu'il quitte en 1975 pour le siège de l´agence Algérie Presse Service à Ouargla. Il sera nommé en 1978 responsable de l´APS à Oran et est 3e lauréat du Grand prix national du scénario avec Une si tendre enfance dont la télévision algérienne juge le scénario contre-révolutionnaire. La presse lui refuse simultanément la publication de nouvelles qualifiées de « dangereuses ».

    En 1979 Hamid Skif publie à Malaga (Espagne) Pais de larga pena » (d'après le titre d'un poème de Mostefa Lacheraf), anthologie bilingue de poésie algérienne réalisée en collaboration avec Emilio Sola. Hamid Skif participera activement, à cette époque, à l´animation de la vie culturelle oranaise aux côtés du sociologue Abdelkader Djeghloul. En 1984, il s’installera à Tipaza. Il quittera en 1990 l´APS pour fonder l´hebdomadaire économique « Perspectives ». Il participera en 1992 à la création de l´ « Association des Journalistes Algériens.

    Il subit en 1993 et 1994 deux tentatives d'assassinat à Tipaza, tandis que sont tués, parmi les premiers, Tahar Djaout et Youcef Sebti. En 1995-1996 Hamid Skif séjourne quatre mois au Heinrich Böll Haus et s'installera en 1997 à Hambourg en « transit temporaire » selon ses mots, animant des lectures et des conférences en Allemagne, en Autriche et en France. Il reçoit une bourse du Pen Club allemand dans le cadre du programme « Écrivains en exil».

    Publiant régulièrement romans et poèmes, il préparera un ouvrage sur le peintre Abdelkader Guermaz qu'il a connu dans sa prime enfance. La Géographiedu danger a été adaptée par le chorégraphe Hamid Ben Mahi, de par une approche urbaine, corporelle et scénique. "La voix de Hamid Skif est de celles qu'on préférerait ne pas entendre car elles sont trop émouvantes et trop proches. » soulignera Der Spiegel. Une épitaphe ! Ce n’est pas un poète disparu mais retrouvé !

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    Message  ALADIN le Mer Mar 16, 2011 8:29 am

    Bouteflika-Kadhafi ou l'art de réfléchir à deux fois avant de ne rien dire
    Par Le Matin dz | 14/03/2011
    Mais quelle a donc été, diable, la position de l'Algérie au sein de la Ligue arabe à propos de la zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye ?
    Ne comptez pas sur Mourad Medelci pour vous le dire. Notre ministre des Affaires étrangères est devenu définitivement diplomate, c'est à dire un homme qui réfléchit à deux fois avant de ne rien dire.

    Alors qu'on pensait que l’Algérie s’est alliée avec la Syrie pour s'opposer à la décision de la Ligue arabe, ce qui renforçait les doutes sur le soutien, direct ou indirect, d’Alger au régime libyen, une "source autorisée" au ministère des Affaires étrangères a démenti "catégoriquement" cette information sur le journal électronique TSA. "L’Algérie ne s’est ni opposée ni n’a même exprimé de réserves", a-t-on ainsi appris à notre grand étonnement. On déduirait donc qu'elle a approuvé la décision de la Ligue arabe d'instaurer une zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye. Mais non ! La "source" dévoile - sans rire - la position de l'Algérie : "elle a rappelé que la légalité internationale impose que la question de l’établissement d’une éventuelle zone d’exclusion aérienne relève du seul ressort du Conseil de sécurité des Nations Unies" (donc pas de la Ligue arabe) et a souligné "la décision des ministres arabes des affaires étrangères qui, en date du 2 mars 2011, avaient affirmé leur refus catégorique de toute ingérence étrangère en Libye". Cela revient à dire que l'Algérie considère que vouloir instaurer la zone d’exclusion aérienne au‑dessus de la Libye est un acte d'"ingérence étrangère" et, de surcroît, que la Ligue arabe est disqualifiée sur la question. En langage diplomatique, mais aussi en langage javanais, vaudou, castillan ou zoulou, cela s'appelle des "réserves".
    Mais alors, pourquoi jurer que "l'Algérie ne s’est ni opposée ni n’a même exprimé de réserves ?
    A quoi correspond cette grossière et grotesque dénégation ?
    Ce reniement, en fait. Car une Algérie qui se serait opposée ou même exprimé de réserves aurait été bien plus honorable que celle qui se désavoue si pitoyablement.
    Celle-là, elle perd sur tous les tableaux.

    L.M.
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    ALADIN

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    Message  ALADIN le Lun Mar 14, 2011 10:04 am

    L’Algérie a voté avec la Syrie contre l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne en Libye
    Bouteflika soutient El Gueddafi

    le 14.03.11 | elwatan,com


    Notre premier sentiment s’agissant de ce qui s’est passé en Tunisie, puis en Egypte a été celui de la surprise. La Tunisie nous renvoyait l’image d’un pays tout à fait paisible.»

    Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui a essayé d’expliquer la position algérienne vis-à-vis des révolutions tunisienne et égyptienne, dans une interview publiée par le journal le Monde dans son édition de samedi, laisse perplexe et renseigne sur l’étendue du désengagement de la diplomatie algérienne sur la scène internationale en général et arabe en particulier. Mourad Medelci reconnaît qu’il n’y a pas eu de réaction «officielle et rapide» face aux révolutions des peuples tunisien et égyptien. Son argument : «La tradition algérienne est de respecter ce qui se passe dans les pays tiers, même nos voisins.» L’explication de Medelci ne tient pas la route. Si la diplomatie algérienne dit n’avoir pas vu venir le vent de la liberté qui a soufflé sur Tunis et Le Caire, il est difficile, par contre, de la croire sur le fait d’avoir mis du temps pour prendre position.

    Disons le clairement, le régime de Bouteflika, qui lui-même est largement contesté par les Algériens, a joué à fond la carte de Ben Ali et de Moubarak jusqu’à la dernière minute. En réalité, c’est la chute de ces derniers qui était inattendue pour Alger, ce n’est pas autre chose. Et c’est la raison pour laquelle elle avait mis autant de prudence pour mieux voir.
    La position de la diplomatie algérienne trouve par conséquent toute son explication à la lumière de sa réaction face à la révolution libyenne. L’Algérie est l’un des rares pays au sein même de la Ligue arabe à avoir rejeté la décision de l’instauration par la communauté internationale d’une zone d’exclusion aérienne en Libye pour empêcher Mouammar El Gueddafi d’exterminer son peuple. Elle se distingue encore une fois par une position, pour le moins que l’on puisse dire, étonnante. Pour Mourad Medelci, ce n’est pas une guerre d’El Gueddafi contre son peuple, mais bien «une opposition armée entre une partie de la population et une autre». Le ministre des Affaires étrangères, qui ira jusqu’à confondre, arbitrairement, la situation en Libye avec celle de la Côte d’Ivoire, reprend littéralement à son compte les arguments du «leader libyen» qui pour s’accrocher au pouvoir brandit la menace terroriste.

    Il est, à raison, légitime de s’inquiéter sur le risque d’exploitation de la situation par les réseaux terroristes dans la région mais, à tort, de l’exagérer de telle manière à sous-entendre qu’il est souhaitable qu’El Gueddafi reste plutôt que de voir «réapparaître la menace terroriste de l’autre côté des frontières».
    Nous savons que le régime libyen joue à fond la carte «Al Qaîda» pour assurer sa propre survie, mais il est incongru pour l’Algérie de le suivre dans un tel raisonnement au risque de se retrouver en quarantaine dans une Afrique du Nord totalement refondée après la chute des régimes de Ben Ali, Moubarak et celui d’El Gueddafi décrié par toute la communauté internationale qui vient de reconnaître la légitimité du Conseil national de transition. En somme, il est à parier que derrière la sortie de Mourad Medelci, qui pense que «le climat est peut-être favorable pour tenter une médiation» en Libye, se cache le souhait de voir se maintenir le régime d’El Gueddafi et l’avortement de la révolution du peuple libyen. L’enjeu est que le vent de liberté, qui souffle sur le monde arabe et l’Afrique du Nord, s’arrête aux portes de Tripoli, aux pieds des chars du «frère ElGueddafi».


    Said Rabia[b]
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    Message  ALADIN le Jeu Mar 10, 2011 8:20 pm

    Les années 1990 ne meurent jamais[/size]
    Ce que le pouvoir ne pourra pas acheter

    le 11.03.11

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    Peut-on envisager un changement du système sans se pencher sur le terrible héritage des violences des années 1990 ? Non, selon les proches des victimes et des forces qui ont participé à la lutte antiterroriste. Vérité, justice et dignité demeurent des revendications qui transcendent les clivages... et les générations.

    Les violences massives des années 1990 ne cessent de rattraper l’actualité – et la conscience – nationale. L’inédite démonstration de force des gardes communaux à Alger, la semaine dernière, revendiquant dignité et un meilleur statut social en regard de leurs sacrifices, en est un émouvant exemple. Mais ils ne sont pas les seuls, et les colères remontent aux oreilles chauffées de l’Etat, de partout : les patriotes démobilisés, les familles de victimes du terrorisme abandonnées, les proches de disparus harcelés, les licenciés «politiques», les internés des camps du Sud…

    Les revendications de ces catégories – officiellement englobées dans «les victimes de la tragédie nationale» – semblent connaître un nouveau souffle au profit du tsunami de contestations qui secoue le pays - et toute la région. Même spécifiques à chacune de ces douleurs, on retrouve souvent des motifs communs, comme la dignité, la reconnaissance d’un statut, la demande de la vérité et de la justice. C’est dire que l’armada de textes d’applications de la charte pour la paix et la réconciliation – «approuvée» par référendum en septembre 2005 – et la propagande n’ont pas réussi à cicatriser des plaies béantes. Comme le font souligner les associations de victimes auteur d’une contre-charte en septembre 2010, la charte pour la paix et la réconciliation «ne peut être considérée comme le texte fondateur d’une paix solide et d’une réconciliation saine et durable.

    La persistance de la violence, ces dernières années, montre que la charte de 2005 n’a pas atteint le but affiché par ses promoteurs. Il n’en pouvait être autrement avec un texte qui prône l’oubli et consacre l’impunité, s’inscrivant ainsi dans la tradition du régime de déni de l’histoire et de la mémoire, et de mépris des attentes et des besoins du peuple algérien en général et des victimes en particulier». Et c’est cette «tradition du régime» qui se révèle avec précision dans sa gestion du passif des violences massives. «Pour préserver l’unité sacrée de la nation, il a fallu passer par des raccourcis, éviter les règlements de comptes, juguler les profondes dissensions idéologiques qui ont brisé longuement le corps social et maintenir la cohésion des forces de sécurité», assure-t-on officiellement.


    Traumatisme


    Dans l’esprit des hauts cadres du système, «justice» équivaut à «règlement de compte», et «vérité» signifie «se déjuger». Sans oublier que la non-continuité de l’Etat n’est pas le principe le plus marquant de nos dirigeants. C’est dans cet esprit que la volonté d’occulter puis de «gérer» à la hussarde la décennie des violences (qui se poursuivent à une autre échelle d’intensité) a été adoptée et imposée à la société. Et les catégories de victimes ne sont pas les premières à faire jonction entre les colères actuelles et leurs revendications : les autorités puisent dans ces mêmes violences l’un de leurs arguments favoris pour casser les mouvements de contestation.

    «La société est fatiguée par tant de violence, la société ne veut pas replonger dans le chaos des années 1990…» disent-ils. Mais si le moindre sondage renseigne effectivement sur le profond traumatisme de la société, il n’en demeure pas moins que, d’un côté, la dynamique contestataire semble intacte (l’actualité le prouve) et que, d’un autre côté, les dénis de justice, d’équité et de vérité, exacerbés par les violences massives, restent aussi fortement ressentis par la société. La Coalition d’associations de victimes (CFDA, SOS Disparus, Djazairouna et Soumoud) estimait la semaine dernière que «la revendication de vérité et de justice ne concerne pas uniquement les victimes directes des violations des droits de l’homme commises durant le conflit des années 1990. Comme le respect des droits de l’homme et des libertés publiques, l’égalité sociale et la lutte contre la corruption, la vérité et la justice sur les crimes du passé concernent l’ensemble de la société algérienne. Elles sont une question centrale dans la lutte pour la fin du régime actuel, la démocratie et la mise en place d’un Etat de droit dans notre pays».
    Adlène Meddi
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    Message  ALADIN le Jeu Mar 10, 2011 8:46 am

    Maroc: le roi ébauche les contours une monarchie parlementaire sans trancher
    le 09.03.11

    diaporama Attentif au vent de révolte qui balaie le monde arabe, le roi du Maroc a...
    Attentif au vent de révolte qui balaie le monde arabe, le roi du Maroc a annoncé une vaste réforme constitutionnelle qui pourrait profondément modifier le visage de la monarchie, sans se prononcer clairement sur la question cruciale de la répartition des pouvoirs.
    ImprimerPDF Envoyer à un ami Partager Attentif au vent de révolte qui balaie le monde arabe, le roi du Maroc a annoncé une vaste réforme constitutionnelle qui pourrait profondément modifier le visage de la monarchie, sans se prononcer clairement sur la question cruciale de la répartition des pouvoirs.
    Dans un discours qualifié jeudi d'"historique" tant par la classe politique marocaine que par les observateurs, Mohammed VI a jeté les bases d'un vaste chantier, interprété comme un premier pas vers une monarchie parlementaire.
    Une "réforme constitutionnelle globale", qui sera soumise à référendum, prévoit notamment de renforcer les pouvoirs du Premier ministre, qui deviendra le "chef d'un pouvoir exécutif effectif", "pleinement responsable du gouvernement, de l'administration publique (...) et de la mise en oeuvre du programme gouvernemental", a annoncé le souverain.
    Salué par des cris de joie dans la rue et avec soulagement par une classe politique décriée pour son affairisme et son incapacité à porter une offre crédible, ce discours est le signe d'une "rupture" mais "n'instaure pas une monarchie parlementaire", juge le politologue Mohamed Darif qui veut y voir un rééquilibrage des pouvoirs entre le palais et le parlement.
    Pour l'expert Haizam Amirah Fernandez, de l'Institut d'études internationales Elcano de Madrid, "il n'y a aucune raison culturelle ni religieuse qui empêche le Maroc d'avoir un système démocratique participatif, probablement une monarchie constitutionnelle avec une séparation des pouvoirs".
    "Mais cela dépend de la volonté politique et de la capacité des agents politiques et sociaux à travailler pour répondre aux demandes de la population", prévient-il.
    Pour l'historien Pierre Vermeren, la marge de manoeuvre est importante dans un pays "tenu d'une main de fer depuis 50 ans" où le roi "exerce directement ou indirectement la totalité des pouvoirs".
    "Si le gouvernement devient responsable devant le parlement, on s'oriente vers une monarchie constitutionnelle. Le roi garderait son magistère religieux (il est à la fois le chef temporel du pays et le commandeur des croyants, ndlr) et conserverait la mainmise sur l'armée", avance-t-il.
    Ni monarchie absolue ni royauté au pouvoir essentiellement symbolique, suivant les modèles espagnol ou britannique: ce nouveau pouvoir reste à inventer.
    "L'exemple turc prouve qu'un partage des pouvoirs est possible: ceux qui remportent les élections gouvernent, tandis qu'une armée veille au grain, se posant en garante des institutions", affirme Pierre Vermeren.
    Plusieurs observateurs soulignent que Mohammed VI renoue avec les promesses d'ouverture qui avaient marqué les débuts de son règne, il y a près de 12 ans, mais cette fois sous la pression d'une population impatiente qui ne se contentera pas de mots et qui a réclamé nommément la tête de plusieurs proches du roi.
    La promesse royale d'une "consolidation" de l'Etat de droit "heurte de plein fouet les intérêts d'une certaine caste aux affaires qui n'est prête à aucune concession. Mais c'est le prix à payer pour préserver le trône d'une révolution ou de velléités séparatistes", estime Pierre Vermeren.
    Car dans un contexte mondial de flambée des prix des denrées alimentaires de base et du pétrole, les observateurs jugent que Rabat a peu de marges financières et ne fera sans doute pas l'économie d'un changement de gouvernement, première suite logique et concrète au discours royal.
    Même si cela ne répond pas directement à la demande sociale, il n'y a pas d'autre choix que de faire des concessions politiques, car "si les attentes de la population ne sont pas satisfaites, l'effet du discours (royal) peut être contre-productif", prévient Haizam Amirah Fernandez.
    Prudente, la rue a pour le moment maintenu son appel à manifester pour le 20 mars, un mois après les premières grandes mobilisations qui avaient rassemblé des dizaines de milliers de jeunes à travers tout le pays.


    AFP
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    Message  Admin le Mar Mar 01, 2011 9:36 am

    Divergences Etats-Unis Maghreb sur le concept démocratique
    par Emmanuel Schwartzenberg
    http://electronlibre.info


    La démocratie que veulent construire les Egyptiens, les Tunisiens et peut-être demain les Lybiens ne correspond pas à l’idée que les Etats Unis s’en font. Ceux-ci ne jurent que par un système bi-parti, seul capable, selon eux, de promouvoir l’économie de marché.

    Les neo conservateurs américains ont échoué dans leur politique d’imposer la démocratie par la force. L’invasion de l’Afghanistan, puis de l’Irak se sont toutes les deux soldées par un échec, ces deux pays ayant été incapables d’organiser des élections libres et ouvertes à toutes les sensibilités. L’élection de Barack Obama peut s’interpréter comme une sanction de cette stratégie et pourtant, ces idéologues vont tenter d’investir le terrain médiatique pour affirmer que le soulèvement des peuples arabes consacre la justesse de leurs points de vue.
    Francis Fukuyama n’a t-il pas cessé de répéter qu’il faut marier les droits de l’homme à l’économie de marché ? Pour ce penseur neo-con, l’avènement de la démocratie dans un pays n’a d’autre but que de favoriser les échanges économiques. Pour ces libéraux, la démocratie n’a pas seulement pour raison d’être la promotion de la liberté de penser, celle d’aller et venir, elle est surtout faite pour accélérer le développement économique et, par là même les échanges avec l’Occident.
    Intérêts américains mieux compris

    C’est, en ce sens, qu’il faut comprendre le soutien total sinon l’ingérence des Etats Unis dans les révolutions du Maghreb. Barack Obama est intervenu, à maintes reprises, auprès de l’armée égyptienne pour évincer Hosni Moubarak à la tête de l’Egypte. L’encerclement maritime et aérien de la Libye par l’armée américaine ne revêt aucun caractère symbolique. Les troupes prennent position pour intervenir dans les eaux internationales, si besoin en était, et sur le territoire libyen, dès que le conseil de sécurité aura adopté une résolution autorisant, sous des aspects humanitaires, le recours à la force. Le président que le peuple américain a porté à sa tête n’est ni conservateur ni libéral mais il est convaincu que les intérêts de son pays seront mieux compris par des régimes démocratiques que par des dictatures qui ferment totalement l’économie de marché.
    Quiconque a été en Algérie ou en Libye aura constaté que ces pays sont refermés sur eux-mêmes et qu’il faut une bonne dose d’imagination pour savoir que leur sous-sol regorge de richesses. En favorisant leur libération, les Etats Unis qui sont à la manoeuvre dans tous les pays où des soulèvements ont lieu, estiment que la démocratie favorisera leur expansion économique et, par conséquence, celle de l’Occident qui les soutient.
    La mémoire des peuples arabes

    C’est aller vite en besogne pour toute une série de raisons. Même s’ils sont jeunes, les peuples arabes ont de la mémoire et n’oublieront pas de sitôt la compromission des Etats Unis et de certains pays européens avec les dictatures issues de la colonisation. Le droit d’inventaire s’étendra à tous ces pays.
    Enfin, contrairement à ce que pourraient croire les Etats Unis, deux camps ne s’affronteront pas lors des prochaines élections en Egypte ou en Tunisie, avec d’un côté les libéraux et de l’autre, les conservateurs. Il n’y aura pas, d’un coté, les tenants de la démocratie occidentale et, de l’autre, les Frères musulmans, incarnation du retour vers le passé.
    Ce schéma là correspond parfaitement à la conception américaine qui se voit négocier, selon le résultat des élections, avec l’un ou l’autre camp. L’absence d’opposition dans les dictatures du Maghreb ou du Machrek ne signifie pas que le monde politique se réduira en deux camps lorsque des élections véritablement libres sont organisées.
    Nombreuses sensibilités

    De très nombreuses sensibilités, dont celle des Frères musulmans, vont et doivent pouvoir s’exprimer. Les Egyptiens comme les Tunisiens qui confient la rédaction de leurs prochaines Constitutions à leurs juristes et non pas à des Français ou des Américains qui proposeraient leur propre modèle, l’ont parfaitement compris. Yahd Ben Achour qui planche sur le futur texte tunisien défend l’idée d’une Constitution qui colle à la société civile tunisienne. Cela suppose notamment l’adoption d’un système proportionnel qui n’exclut aucun parti.
    Les Etats Unis accepteront-ils l’idée que ces pays libérés construisent une démocratie qui ne ressemblera pas à celle qu’ils connaissent ? Si la réaction des néo conservateurs américains était prévisible sur ce point, celle du président des Etats Unis demande encore à être connue.
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    Message  Admin le Sam Fév 26, 2011 9:52 am

    Libye : Bouteflika décide d'envoyer le bateau "Tassili 2" à Benghazi pour évacuer les algériens
    le 26.02.11 |

    L'Algérie a envoyé en urgence le bateau "Tassili 2" à Benghazi pour évacuer les ressortissants algériens de Libye, a fait savoir samedi à Alger le secrétaire d'Etat chargé de la communauté nationale à l'étranger, Halim Benatallah. Selon ce dernier, c'est le président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a pris cette décision.

    "400 à 500 ressortissants algériens dont 150 familles seront évacués à bord de ce bateau en plus de ceux évacués par des avions affrétés", a expliqué encore Benatallah dans une déclaration à la presse avant le départ du "Tassili 2" du port d'Alger en direction de Benghazi (Libye).

    "Ce voyage comprend une délégation du ministère des affaires étrangères, une mission médicale et des éléments de la sûreté nationale", a-t-il précisé. Le ministère des affaires étrangères avait appelé samedi, dans un communiqué, tous les ressortissants algériens désireux de regagner l'Algérie à prendre leurs dispositions pour se rendre lundi 28 février au port de Benghazi pour embarquer à bord du bateau.
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    levée de l’état d’urgence

    Message  Admin le Jeu Fév 24, 2011 9:48 am

    L’état d’urgence a été officiellement levé ce jeudi 24 février par une ordonnance présidentielle datée du 23 février 2011 portant levée de l’état d’urgence publiée au Journal Officiel. Voici le texte de l’ordonnance :

    « Ordonnance n° 11-01 du 20 Rabie El Aouel 1432 correspondant au 23 fÈvrier 2011 portant levée
    de l’état d’urgence.
    Le Président de la République,
    Vu la Constitution, notamment ses articles 91 et 124 ;
    Vu le décret législatif n° 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l’état d’urgence ;
    Vu le décret présidentiel n° 92-44 du 9 février 1992, complété, portant instauration de l’état d’urgence ;
    Le Haut conseil de sécurité réuni ; Le président de l’Assemblée populaire nationale, le président du Conseil de la Nation, le Premier ministre et le président du Conseil constitutionnel consultés ; Le Conseil des ministres entendu ;
    Promulgue l’ordonnance dont la teneur suit :
    Article 1er. Est abrogé le décret législatif n° 93-02 du 6 février 1993 portant prorogation de la durée de l’état d’urgence instauré par le décret présidentiel n° 92-44 du 9 février 1992.
    Art. 2. ó La présente ordonnance sera publiée au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
    Fait à Alger, le 20 Rabie El Aouel 1432 correspondant au 23 février 2011.


    Abdelaziz BOUTEFLIKA »
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    Message  Admin le Jeu Fév 24, 2011 9:01 am

    Le développement a ses conditions
    Par : Saïd Chekri
    liberté

    À l’ombre d’un tel sous-développement politique, il n’y a pas de place pour l’efficacité économique durable, ni pour le progrès social. Il va falloir s’y résoudre, la démocratie n’est pas un luxe pour “col blanc occidentalisé”, mais une exigence du développement économique.

    Levée d’un état d’urgence caduc et anachronique, de nouvelles mesures pour booster l’emploi, quelques dispositifs de plus pour faciliter l’accès au logement et aux prêts bancaires, des allégements fiscaux et de l’argent, beaucoup d’argent pour financer ce qui s’apparente à un investissement forcé d’un régime plus que jamais soucieux de sa survie. C’est ainsi qu’on peut résumer les résolutions du dernier Conseil des ministres.
    C’est donc un investissement lourd, conçu presque comme un plan Marshall, que le gouvernement vient de consentir et cet effort est supposé contribuer à l’apaisement des tensions sociales perçues d’abord comme une menace sur la quiétude et la pérennité du régime. Un investissement lourd qui, parce qu’il a toutes les chances de se solder par un flop, reste par trop aléatoire quant aux dividendes politiques escomptés.
    Un premier ratage, déjà : l’on remarque que l’annonce de ces décisions n’a pas produit d’effet dans la rue algérienne, sauf peut-être celui d’une douche froide pour ceux qui avaient attendu quelque spectaculaire résolution. Cela s’explique par les expériences malheureuses et répétées que nos concitoyens ont de “ces programmes ambitieux” lancés en grande pompe par le gouvernement et qui se traduisent, dans le meilleur des cas, par des chiffres balancés à l’Assemblée nationale sur ce ton euphorique, hautain et dédaigneux dont Ouyahia a le secret.
    Car enfin, ce ne sont pas les mesures, les dispositifs et les finances qui ont fait défaut en Algérie, surtout pas durant ces dix dernières années. Ce qui a terriblement manqué et condamné les programmes quinquennaux de Bouteflika à l’échec, c’est bien l’absence de transparence dans la conduite de leur mise en œuvre. Aucun contre-pouvoir institutionnel, aucun droit de regard de l’opposition ou de la société sur ce qui relève pourtant de la vie publique, corruption et népotisme omniprésents, des initiatives économiques porteuses bloquées au profit de clans ou de lobbies, une bureaucratie érigée en système, etc. Le tout dans un silence de cimetière : médias lourds verrouillés, une presse écrite sous la menace permanente d’un code pénal spécialement amendé pour la museler. À l’ombre d’un tel sous-développement politique, il n’y a pas de place pour l’efficacité économique durable ni pour le progrès social. Il va falloir s’y résoudre, la démocratie n’est pas un luxe pour “col blanc occidentalisé” mais une exigence du développement économique.
    Si l’argent à lui seul pouvait garantir le développement des pays et le bien-être social de leurs citoyens, le Bahreïn et la Libye et les systèmes politiques qui y règnent n’auraient pas découvert la contestation en ce début 2011. L’Algérie et le régime qui la maintient dans un état d’arriération politique non plus…

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    Message  Admin le Mer Fév 23, 2011 6:48 am

    Actualités : SÉCURITÉ, CHÔMAGE, ÉCONOMIE ET UNIVERSITÉ
    Le nouvel état d’urgence

    Le Conseil des ministres a adopté, hier, l’ensemble des textes inhérents à la levée de l’état d’urgence. Il s’agit d’abord «d’un projet d’ordonnance abrogeant le décret législatif du 6 février 1993 portant instauration de l’état d’urgence». Une ordonnance qui entrera en vigueur «dès sa publication imminente au Journal officiel» précise le communiqué de la présidence.
    Kamel Amarni - Alger (Le Soir) -Bouteflika a opté donc pour la voie d’ordonnance pour aller vite et éviter un long passage par le Parlement. De sorte à rendre effective la levée de l’état d’urgence aujourd’hui même mercredi ou demain jeudi. En complément à cette ordonnance «mère», pour ainsi dire, le Conseil des ministres a adopté deux autres textes traitant de la lutte antiterroriste et des missions de l’armée. D’abord, un projet d’ordonnance «modifiant et complétant la loi relative à la participation de l’Armée nationale populaire à des missions de sauvegarde de l’ordre public hors des situations d’exception. Ce complément, lit-on encore dans le communiqué, intègre au texte le recours aux unités et formations de l’ANP pour répondre à des impératifs de lutte contre le terrorisme et la subversion». Puis, «un décret présidentiel relatif à la mise en œuvre de l’engagement de l’ANP dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il confirme que la conduite et la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme et la subversion sont prises en charge par l’état-major de l’ANP». Anticipant sur d’inévitables interprétations de ces textes, la présidence précisera que «ces deux textes n’instaureront aucune situation nouvelle mais permettront par contre la poursuite de la participation de l’ANP à la lutte contre le terrorisme jusqu’à son terme». Enfin, «un projet d’ordonnance complétant le code de procédure pénale». Il s’agit «d’une disposition (…) permettant de placer l’inculpé poursuivi pour terrorisme dans une résidence protégée fixée par le juge d’instruction ». Le second grand chantier de ce Conseil des ministres de crise est l’emploi. Bouteflika a ainsi ordonné au Trésor public d’engager, sans délai, une gigantesque enveloppe pour l’ouverture «d’une ligne de crédit à long terme de 100 milliards de dinars renouvelables afin de permettre aux banques de financer les projets à maturité longue». A partir du mois de mars 2011, «il a été décidé de lancer des sociétés publiques de leasing destinées à alléger le coût de la location-vente des équipements pour les nouvelles PME qui souhaitent recourir à ce dispositif». Dans le domaine agricole, l’Etat prévoit de nombreuses mesures incitatives à la création de l’emploi. Des abattements divers sur les charges pour favoriser la création de nouvelles exploitations agricoles et de nouvelles unités industrielles dans l’agroalimentaire. Mais aussi «des prêts bonifiés à hauteur de un million de dinars par hectare seront alloués pour la mise en valeur des terres et la création d’exploitations». Ainsi que «des crédits bonifiés et à terme seront mis à la disposition des unités industrielles agroalimentaires ». Le logement a, par ailleurs, accaparé une bonne partie des travaux de ce Conseil des ministres. Bouteflika a ainsi ordonné l’accélération de la réalisation des projets en cours, et, sachant l’aspect hautement sensible de ce volet, insiste sur l’urgence de «faciliter l’accès aux logements» aux jeunes. Toujours dans la même posture défensive, Bouteflika fera un net recul au sujet de précédentes mesures prises au sujet de l’université. Tout simplement, il ordonne «l’abrogation des dispositions nouvelles mises en place en décembre 2010» et qui font l’objet d’une contestation estudiantine très vive depuis quelques semaines. Bouteflika a également «ordonné au gouvernement d’apporter tout son soutien au ministère de l’Enseignement supérieur pour l’élaboration rapide des textes relatifs aux correspondances entre l’ancien système d’enseignement universitaire et le nouveau système LMD». Bouteflika lance, manifestement, plusieurs chantiers d’urgence pour s’épargner une colère sociale qui fait des ravages par les temps qui courent.
    K. A.
    http://www.lesoirdalgerie.com
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    Algérie: Levée imminente de l'état d'urgence

    Message  Admin le Mar Fév 22, 2011 7:44 am

    Algérie: Levée imminente de l'état d'urgence
    le 22.02.11 |

    L'état d'urgence sera levé dès la publication "imminente" de l'ordonnance abrogeant le décret législatif du 6 février 1993 portant prorogation de l'état d'urgence, institué par décret présidentiel du 9 février 1992.

    "Ce projet d'ordonnance entrera en vigueur dès sa publication imminente au Journal officiel", indique le communiqué du Conseil des ministres, réuni sous la présidence du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.

    Un projet d'ordonnance abrogeant le décret législatif du 6 février 1993 portant prorogation de l'état d'urgence, institué par décret présidentiel du 9 fevrier 1992, a été adopté mardi 22 février par le Conseil des ministres.

    L'état d'urgence était mis en vigueur le 9 février 1992, au lendemain d'une crise politique marquée par la démission du président Chadli Bendjedid et la mise en place d'un Haut comité d'Etat présidé par Mohamed Boudiaf, assassiné six mois plus tard, visait à "restaurer l'ordre public et à mieux assurer la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le bon fonctionnement des services publics".

    Le Conseil des ministres a, par ailleurs, adopté mardi un projet de décret présidentiel relatif à la mise en oeuvre de l'engagement de l'ANP dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la subversion. "Ce texte confirme que la conduite et la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme et la subversion sont prises en charge par l'état-major de l'ANP", indique le communiqué du Conseil des ministres.

    Un projet d'ordonnance modifiant et complétant la loi relative à la participation de l'Armée nationale populaire (ANP) à des missions de sauvegarde de l'ordre public hors des situations d'exception, a été également adopté. "Ce complément intègre au texte le recours aux unités et formations de l'ANP pour répondre à des impératifs de lutte contre le terrorisme et la subversion".

    Le projet d'ordonnance et le projet de décret présidentiel, relatifs à l'engagement d'unités et formations de l'ANP dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la subversion, "viennent substituer un fondement législatif et réglementaire nouveau à celui prévu dans le texte législatif de 1993 prorogeant l'état d'urgence". "De ce fait, ces deux textes n'instaureront aucune situation nouvelle mais permettront par contre la poursuite de la participation de l'ANP à la lutte contre le terrorisme jusqu'à son terme".
    El Watan avec APS



    Algeria, governo revoca stato d'emergenza dopo 19 anni
    martedì 22 febbraio 2011

    ALGERI (Reuters) - Il governo algerino ha dato l'ordine oggi di revocare lo stato d'emergenza che durava da 19 anni. Lo riferisce l'agenzia stampa ufficiale.

    L'ordine di revocare lo stato d'emergenza entrerà in vigore dopo "l'imminente" pubblicazione nella gazzetta ufficiale, scrive l'agenzia stampa Aps.

    Lo stato d'emergenza era stato imposto per aiutare le autorità nella lotta contro i ribelli islamici, ma negli ultimi anni gli episodi di violenza sono diminuiti e i critici del governo avevano insinuato il dubbio che lo stato d'emergenza fosse in realtà utilizzato per reprimere le libertà politiche.

    La fine dello stato d'emergenza era una delle principali richieste da parte dell'opposizione, che ha protestato per le strade nelle ultime settimane, riunendo nella capitale alcune centinaia di persone.

    Il presidente algerino Abdelaziz Bouteflika ha annunciato ad inizio febbraio che lo stato d'emergenza sarebbe stato revocato in tempi brevi.

    Questa decisione del governo limiterà le possibilità dell'esercito di essere coinvolto nei temi di sicurezza interna. Ma le implicazioni per quanto riguarda la vita politica algerina dovrebbero comunque essere limitate.

    Lo stato d'emergenza vietava le manifestazioni di protesta come quelle avvenute nella capitale ma Bouteflika ha già detto ad inizio mese che questa restrizione rimarrà in vigore a tempo indeterminato.
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    Re: .News,...Informations,.....Actualités

    Message  Admin le Mar Fév 22, 2011 6:05 am

    SELECTO a écrit:

    La police bastonne les étudiants, ALGER 22/02/2011

    Salut Selecto, et merci pour ta contribution et ton dynamisme sur ce forum, on a besoin d'autres membres comme toi.l'amour de l'Algerie se manifeste aussi par les faits et actions meme les plus petits. lol!
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    Comment se taire

    Message  Admin le Mar Fév 22, 2011 5:59 am

    Comment se taire !
    le 22.02.11 |elwatan.com
    Comment se taire face au déluge de feu qui s’abat sur les Libyens ? Comment se taire devant ces images insoutenables de sauvagerie : des jeunes, des femmes et des enfants déchiquetés par les munitions de guerre utilisées par le pouvoir maffieux d’El Gueddafi ? Ce massacre à huis clos, qui se déroule chez nos voisins, interpelle la conscience humaine ; si tant est qu’il y a encore de l’humanité en ce bas monde. Ce personnage théâtral, qui amusait le monde depuis une quarantaine d’années par ses frasques, son ire et son délire, vient de nous montrer l’aspect le plus abject de sa personnalité : son goût irrésistible pour l’odeur du sang.

    Celui de ses compatriotes qu’il veut condamner à être irrémédiablement des sujets corvéables à merci. Oui, le fantasque El Gueddafi vient de nous montrer le côté hideux et monstrueux de sa personnalité. Il a, en quelques jours, repoussé dramatiquement les limites de l’ignominie dans son entreprise génocidaire contre son peuple qui l’a supporté près d’un demi-siècle durant. Rien, absolument rien ne peut justifier les exactions et les expéditions punitives commises par sa garde prétorienne, sinon la maladie du pouvoir qui a fait perdre au «guide» la boussole de l’humanité. On a, effet, jamais vu un responsable d’un pays bombarder ses compatriotes avec des avions de chasse et de l’artillerie lourde. C’est carrément hallucinant ! De la folie.

    Cela renseigne bien sur le profil psychologique de Mouammar El Gueddafi qui pourrait être catalogué dans la rubrique des gens anormaux, souffrant de schizophrénie. Ce sont des images atroces qui rappellent celles des enfants de Ghaza en 2009. Et, curieusement, le «monde libre» dont se gargarise Américains, Français, Britanniques et autres Allemands semble avoir perdu la voix. Pourtant, les milliers de Libyens se sont insurgés pour recouvrer précisément leur liberté et s’affranchir de la dictature d’un fou qui se prend au sérieux. Mais, hélas, les râles des Libyens peinent pour l’heure à transpercer les oreilles des ces puissants du monde si prompts à réagir quand il s’agit «d’héliporter» la démocratie en Irak ou de larguer la «liberté» en Afghanistan. Mouammar El Gueddafi, jadis indésirable est – comme par enchantement – redevenu fréquentable depuis quelques années par la magie des pétrodollars.

    Tony Blair, Berlusconi, Condoleeza Rice et Sarkozy se sont précipités à la queue leu leu chez le «roi des rois d’Afrique» pour subir le grand oral du guide en contrepartie de contrats juteux. En Tunisie, comme en Libye et en Egypte, ce «monde libre» n’a pas de leçon de démocratie et des droits de l’homme à donner. On comprend mieux maintenant ce silence coupable des grandes puissances face à cette abominable extermination à laquelle se livre El Gueddafi et ses enfants contre le peuple libyen. Son fils, Seif El Islam, a brandi hier son sabre contre ses compatriotes. Il a averti que l’armée allait déclencher «la guerre totale jusqu’à la dernière goutte de sang». Cette furia sanguinaire du fils du père est maintenant dans sa phase d’exécution. Et, à Dieu ne plaise, jusqu’à la «solution finale». Comment se taire, alors ?

    Hassan Moali
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    ALADIN

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    LA PHOTO DU JOUR,.. ..... ..البرهان

    Message  ALADIN le Mar Fév 22, 2011 4:28 am


    La police bastonne les étudiants, ALGER 22/02/2011
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    ALADIN

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    Pari tenu

    Message  ALADIN le Dim Fév 13, 2011 8:42 am

    Pari tenu
    le 13.02.11 |

    Alger a été mise en état de siège hier, tôt le matin, afin que s’installe un climat de peur sur la ville devant dissuader les citoyens de répondre à l’appel de la Coordination pour marcher au centre de la cité : impressionnant déploiement de forces de police, barrages filtrants, contrôles renforcés d’identité, arrestations… Ajouter à cela de grandes manœuvres de discrédit autant de la marche par l’infiltration de groupes manipulés que de l’initiative citoyenne elle-même par la médiatisation, via la télé unique, des «retournements de dernière minute». Cette offensive des autorités a inévitablement empêché nombre de citoyens de se rendre au lieu de rendez-vous, mais beaucoup y étaient malgré tout, hommes et femmes de tous bords et de toutes catégories.

    La protestation a donc eu lieu et la Coordination a tenu son pari, plantant le décor. L’opinion publique nationale en est témoin et les médias du monde entier se sont emparés à volonté de l’événement. Inévitablement, le lien a été fait entre la contestation en Algérie et le vent de révolte qui secoue le monde arabe. Par un heureux hasard de l’histoire, la veille de la marche, l’Egypte venait de franchir un cap historique en se débarrassant de son «pharaon». Un mois auparavant, c’était le dictateur de Carthage qui prenait la fuite, ouvrant ainsi la voie à la démocratisation de la Tunisie.D’autres autocrates de la région subissent la colère de leur peuple.

    En faisant le choix de la répression de cette marche populaire, le pouvoir algérien a encore détérioré son image tant au niveau interne qu’au plan externe. Pourtant, il avait eu la possibilité, dès l’apparition de la révolte populaire des jeunes, au mois de décembre dernier, de rebondir en prêtant une oreille attentive aux revendications de la population et en écoutant les appels de la société civile et de l’opposition. Son autisme n’a qu’une explication : la conviction que les émeutes, les manifestations et les tentatives d’immolation des jeunes ne sont que temporaires et ne possèdent aucune signification politique. Elles sont soit des «chahuts de gamins» comme disait ce malheureux ministre en Octobre 1988, soit des accès de fièvre sans lendemain d’une population habituée à se mettre en colère «pour rien». Une autre raison est que le régime tout entier est sous l’influence totale du président de la République, rétif à tout changement. Celui-ci a paralysé toutes les forces en mesure d’œuvrer pour le changement, y compris au sein du système qu’il a bâti.

    Les expériences de la Tunisie et de l’Egypte, pour ne citer que ces deux exemples, montrent aujourd’hui amplement que le recours à la répression, à l’interdit et au refus du dialogue et du changement mènent irrémédiablement à l’impasse, voire à la catastrophe. Le régime Ben Ali n’a tenu que trois jours et le pouvoir de Moubarak dix-huit jours. Ils ont payé le prix de leur aveuglement et de leurs ambitions démesurées.

    Ali Bahmane
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    Marche en live.

    Message  Admin le Sam Fév 12, 2011 9:15 am

    10 000 manifestants à Alger, des arrestations à Oran, du grabuge à Bejaïa (+vidéos)
    Marche en live.
    Poste par faycal fév 12th, 2011 categorie Les dépêches.

    13h00: La Police a procédé à Plusieurs arrestations dans la place du 1er Novembre à Oran, pour la plus part des junes, rapport le groupe Envoyés Spéciaux sur Facebook. Selon les premières approximations, 10 000 manifestants sont mobilisés à Alger, avec la présence notable de la classe instruite. Des heurts sont signalés à Bejai, au quartier populaire IHEDDADEN. Entre des jeunes et les forces de l’ordre.

    12h50 : Selon notre l’envoyé spécial de France 24, un groupe de contre-manifestants sont rassemblés place du 1er mai et scandent “Vive Bouteflika !”

    12h30. Ould Kablia, le ministère de l’Intérieur algérien, annonce le chiffre de 250 manifestants environ à Alger. Les photos et vidéos qui circulent sur le net montrent une foule plus importante.

    12h10. Fodil Boumala, l’animateur de Res Repulica II sur Facebook, et l’un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), a été arrêté par la police à Alger. «Suis arrêté au commissariat en face de (l’hôpital) Mustapha», a-t-il écrit dans un sms envoyé à un journaliste de l’AFP. Par ailleurs, des messages sur Facebook parlent du chanteur Amazigh Kateb qui aurait molesté par des éléments des forces de l’ordre.

    11h5o. Des centaines de jeunes du quartier de Bab El Oued participent à la manifestation.

    11 h : La manifestation a commencé dans les rues d’Alger. 30.000 membres des forces de l’ordre sont déployés pour contenir la foule des manifestants. Environ 2.000 personnes essayent de forcer le cordon de sécurité. Les manifestants entament leur marche dans les rues de la capitale. Ali Balhadj se mêle à la foule en scandant des slogans hostiles au pouvoir.

    - La Police multiplie les arrestations

    - Les manifestants tentent une première sortie de la Place du 1er Mai, en vain, repoussés par les Forces de l’ordre

    - La marche prévue à 11 h n’a pas encore pris départ. Les manifestants et les forces de l’ordre s’observent pour l’heure

    - Ali Belhadj et quelques partisans sont sur place, ils scandent : “Chaab yourid iskat nidam” (Le peuple veut faire tomber le Régime)

    - Amazigh Kateb chante “houriyate taabir, barkana me thambir” (Liberté d’expression, assez de mesnonges”

    - Ali Belhadj tente de rejoindre la manifestation

    - Une contre manifestation est improvisée à l’instant 10h : 40. Plusieurs manifestations scandent «myziria ou tahia el djazair» (Malgré la misère, vive l’Algérie).

    - Des deux côtés, la foule est de plus en plus nombreuse.

    - Mustapaha Bouchachi a déclaré à TSA que “la CNDC tiendra une réunion urgente ce samedi soir pour décider des actions à mener dans l’avenir”.



    - Dispositif de sécurité impressionnant encerclant la Place du 1er Mai. Un hélicoptère survole Alger depuis ce matin. Mustapaha Bouchachi, président de la LADDH, Ali Yahia Abdenourde la LADDH, Saïd Sadi et Amazigh Kateb sont les premiers arrivés, ainsi que plusieurs cadres de la CNCD.

    - La Police effectue plusieurs interpellations parmi les présents. Des militants de la CNCD sont arrêtés puis relachés. Ali Yahia Abdenour a été victime d’un léger malaise, mais il est revenu parmi les manifestants.

    - Ces derniers scandent des slogans hostiles à Bouteflika, tandis qu’une trentaine de pro-Bouteflika ont tenu un rassemblement parallèle à proximité de la Place du 1er Mai.

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    Message  Admin le Ven Fév 11, 2011 6:42 am

    Dans le monde arabe, Islam signifie démocratie et Occident dictature
    par Abdenur Prado - publié le vendredi 11 février 2011


    L’Occident finance des dictateurs dans le Moyen Orient et le monde arabe depuis plus d’un siècle.
    Les manifestations pro-démocratie contre les dictatures soutenues par l’Occident, dans le monde arabe, montrent, à nouveau, l’immense hypocrisie de nos dirigeants. De quel côté se situent les gouvernements occidentaux, du côté des manifestants ou de celui des dictateurs ? La réponse est simple : du côté de ceux qui génèrent des millions au profit des corporations multinationales occidentales.
    Mais cela n’étonne personne. Il est bien connu que l’Occident finance depuis plus d’un siècle des dictatures dans le Moyen Orient et le monde arabe, car c’est par le biais des autocraties qu’il [l’Occident] parvient à contrôler les ressources de cette région du monde. Même si cela induit l’exploitation et la misère des populations confrontées au démantèlement, orchestré par le Fond Monétaire International, de leurs services sociaux afin de pouvoir rembourser la dette internationale générée par les millions en achat d’armes à l’Occident…Quant aux aspirations de la société civile, l’accroissement de la pauvreté, la torture et la répression, le manque de libertés civiles et de droits…Aucun dirigeant occidental ne s’en soucie le moins du monde. Et tous l’ont montré, de façon continue, sans exception, depuis plus d’un siècle. Des propos tenus récemment par Henry Kissinger sont révélateurs à cet égard : “Nous avons eu cinq présidents qui ont considéré Hosni Mubarak comme le meilleur allié des objectifs américains dans la région.”
    Il suffit de sortir des archives toutes les déclarations des dirigeants occidentaux qui font l’éloge des tyrans arabes : pour leurs politiques économiques, leur maintien de la stabilité politique, leurs contributions à la sécurité internationale, le fait qu’ils sauvegardent le sécularisme et empêchent l’avancée des mouvements islamistes… Bref, pour leur soumission aux dictats des marchés financiers occidentaux et au Fond Monétaire International.
    Cette vue d’ensemble ne prévoit qu’une seule variable : la connivence ou non avec l’Etat d’Israël. Ce qui souligne le rôle décisif d’Israël vis-à-vis du maintien des dictatures dans le monde arabe, un fait corroboré par les propos tenus par Netanyahou en soutien à Ben Ali et Moubarak, ainsi que par des décennies de connivence avec la famille royale saoudienne et d’autres monarchies issues du colonialisme. Personne ne s’étonnera alors d’apprendre que la diplomatie israélienne a fait tout son possible pour sauver Moubarak. Il est vrai qu’Israël a raison de s’inquiéter, non seulement pour le danger que représente l’ascension de l’Islam politique, mais aussi parce que les gouvernements démocratiques qui pourraient naître ne maintiendraient pas la complicité de leur pays avec le génocide du peuple palestinien. L’ouverture de la frontière entre Gaza et le Sinaï est cruciale pour la survie du peuple palestinien. Ceci est un argument convaincant en faveur de la démocratie en Egypte et au Moyen Orient !
    Et “l’islamisme” dans tout ça ? Il sert d’épouvantail pour justifier le soutien des dictatures “laïques”. Cependant, on occulte le fait que la majorité des partis “islamistes” du monde arabe acceptent l’idée de la démocratie parlementaire.
    Un exemple de ce paradigme est celui des Frères Musulmans en Egypte. En 1944 le fondateur, Hassan al-Banna, soutenait la participation dans les élections parlementaires, estimant que la constitution egyptienne était “islamique,” car elle reconnaissait que l’autorité réside dans le peuple, assurait la prise de décision par concertation (Shura) et le respect des libertés individuelles. Dans certains de ses écrits, il défend la démocratie parlementaire : “Les bases d’organisation politique fondées sur le système de représentation parlementaire ne contredisent pas les principes fondamentaux que l’Islam a établi en matière d’organisation du pouvoir.” Depuis leur fondation, les Frères Musulmans n’ont cessé de répéter que leur intention n’est pas de prendre le pouvoir, mais d’éduquer la société et d’influencer le système pour que les idéaux islamiques en matière de justice soient mis en application. Malgré cela, ils sont dépeints comme les grands méchants par la manipulation médiatique ainsi que par les gouvernements occidentaux. (Je ne suis pas un fan des Frères Musulmans, mais je suis contre leur démonisation. Pour connaître leurs positions, voir leur site web en anglais).
    On parle actuellement du retour en Tunisie de Rachid al-Ghannouchi, fondateur et leader historique du parti tunisien En-Nahda, après 22 ans d’exil. Selon Ghannouchi, l’Islam fournit une structure plus fertile que celle de l’Occident pour mener à bien la démocratie. Il y a un livre d’Azam Tamimi où il étudie sa pensée en detail, Rachid Ghannouchi : Un démocrate au sein de L’Islam, publié par Oxford University Press. Parmi ses idéaux : “un système islamique fondé sur la volonté de la majorité, des élections libres, une presse libre, la protection des minorités, l’égalité entre les partis laics et religieux, et la réalisation complete des droits des femmes dans tous les domaines, de la participation aux elections à la liberté de s’habiller comme elles l’entendent, le droit au divorce, et même le droit d’être chef d’état. Le rôle de l’Islam est de fournir un système éthique.”
    Un système éthique qui implique nécessairement l’abolition de l’usure financière, qui assure un minimum de services sociaux pour toute la population et la mise en place de mécanismes qui empêchent l’accumulation de capital dans les mains d’un petit nombre d’individus. Un système tout aussi valable pour l’Espagne que pour l’Egypte.
    En bref : les mouvements islamistes sont des champions de la démocratie contre les tyrannies corrompues financées par l’Occident. Il est curieux de voir comment les termes ont été inversés au point de faire passer l’opposition, qui exige la démocratie, pour des absolutistes…et les dictateurs qui répriment les libertés civiles comme des sauveurs. Le monde à l’envers ? Le monde vu au travers d’une manipulation médiatique des masses. C’est-à-dire, d’une perspective des intérêts des grandes corporations financières occidentales.
    Traduction : Amy Fetchman


    Abdenur Prado est président de Junta Islámica Catalana (Espagne), et organisateur du Congrès international sur le féminisme islamique qui a lieu tous les deux ans. Il est l’auteur de plusieurs livres et articles sur des questions islamiques contemporaines
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    Appel pour une transition démocratique en Algérie.

    Message  Admin le Jeu Fév 10, 2011 7:20 am

    A la une Actualité

    Appel pour une transition démocratique en Algérie.

    le 10.02.11 | 12h35
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    L’Algérie vit un moment dramatique de son histoire, potentiellement aussi explosif que celui qui affecte d’autres pays de la région, du fait des blessures encore ouvertes des deux dernières décennies, des politiques économiques incohérentes et des politiques sociales injustes.

    Les blocages du système politique autoritaire sont tels que l’émeute apparaît comme l’unique recours à une grande partie de la population qui subit le déni des droits et la hogra des détenteurs du pouvoir. De plus en plus de voix s’élèvent aujourd’hui pour revendiquer un changement radical du système politique autoritaire et corrompu qui préside aux destinées de l’Algérie depuis son indépendance.

    La dernière initiative en date, une marche nationale pacifique le 12 février prochain, émanant d’une « coordination nationale pour le changement démocratique » vient de se voir signifier une interdiction en violation des droits et libertés garantis par la Constitution.

    Un pouvoir, déconnecté de son peuple et sourd aux aspirations des populations, semble décidé à employer tous les moyens répressifs pour empêcher toutes expressions et manifestations populaires et notamment celles de la jeunesse dépossédée de son présent et de son avenir. Ira-t-il jusqu’à l’irréparable comme ce fut le cas en octobre 1988 et avril 2001 ?

    L’Algérie et les Algériens, non encore remis d’une guerre civile qui a causé des centaines de milliers de morts, des milliers de disparus, des blessures physiques et psychologiques profondes doivent pouvoir retrouver la paix, jouir de conditions d’existence décentes.

    Nous appelons tous les patriotes où qu’ils soient pour agir et peser de tout leur poids afin d’en finir avec la répression et d’engager l’Algérie dans une véritable transition démocratique.

    Cette transition démocratique veillera à la mise en place des institutions nécessaires à l’établissement et au fonctionnement de l’Etat de droit et définira les politiques pour la réalisation d’une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire.

    Le contexte exige que s’engage un véritable débat national qui associera toutes les sensibilités politiques et culturelles pour une refondation de la République algérienne.

    Cette refondation, tout en tenant compte des sacrifices et de l’héritage de la lutte de libération nationale, ouvrira la voie au respect effectif des droits et des libertés garantis par les différents pactes internationaux que l’Algérie a ratifiés.

    Paris le 9 février 2011

    Mohammed Harbi(Professeur d’histoire) ;

    Madjid Benchikh (Professeur de droit) ;

    Aïssa Kadri (Professeur de sociologie) ;

    Ahmed Dahmani (Maître de conférences en économie)
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    Message  ALADIN le Lun Fév 07, 2011 9:34 am

    Alger : des jeunes chômeurs tabassés et un autre tente de s’immoler devant le ministère du travail
    6 février 2011



    Les forces de l’ordre ont durement malmené dimanche une centaine de chômeurs qui se sont rassemblés à partir de 11 H devant les portes du ministère du Travail pour crier leur rage contre leur marginalisation. Les policiers ont passé à tabac plusieurs manifestants venus observer pacifiquement un sit-in à Alger. Un autre chômeur originaire de la wilaya d’Ain Defla a tenté, quant à lui, de s’immoler pour exprimer sa détresse.

    Une fois encore, la répression policière a frappé à Alger. Des chômeurs sont venus des quatre coins du pays pour manifester pacifiquement devant le ministère du Travail. Ils ont tenu à organiser un sit-in pour dénoncer leur précarité et le manque d’implication des pouvoirs publics dans la création de l’emploi.

    Mais à cette initiative pacifique, les forces de l’ordre ont opposé un traitement policier des plus sévères. Deux jeunes ont été blessés et plusieurs autres se sont évanouis par terre, confient à elwatan.com Tahar Belabbes, coordinateur au comité national de défense des droits des chômeurs. « Nous sommes venus pour dire Barakat El-Hogra et ils nous ont répondu par des bâtons sur la tête ! », s’indigne notre interlocuteur.

    Selon plusieurs témoignages des jeunes chômeurs présents lors de ce rassemblement, les policiers ont continué pendant au moins une demi-heure à tenter de disperser les manifestants. Ces derniers ont résisté jusqu’à ce que des représentants de la presse nationale arrivent sur les lieux.

    A ce moment-là, les autorités donnent leur accord pour accueillir au ministère du Travail deux représentants des chômeurs afin qu’ils présentent leurs revendications. « Nous avons rencontré des cadres du ministère qui ont reconnu que nos exigences sont légitimes. Nous voulons du travail et de la dignité. Nous réclamons l’arrêt des licenciements abusifs et des mauvais traitements auxquels sont confrontés les chômeurs Algériens », déclare Tahar Belabbes.

    Face à ces revendications, les représentants du ministère du travail n’ont, toutefois, fait aucune promesse. Ils se sont juste contentés de les prendre en compte pour les étudier. A signaler enfin qu’un chômeur originaire d’Ain Defla a semé la panique dans ce rassemblement lorsqu’il a tenté de s’immoler devant les policiers.

    Ces derniers sont intervenus rapidement pour l’empêcher ce jeune de commettre l’irréparable après s’être aspergé d’essence. Embarqué de force dans une ambulance, le jeune chômeur infortuné, âgé d’une trentaine d’années, marié et père d’un enfant, n’a pas cessé de crier sa colère contre « la hogra »…

    El Watan

    Abderrahmane Semmar
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    Wall 5

    Message  Admin le Sam Fév 05, 2011 10:55 pm


    Wall 5 : le premier réseau social maghrébin s'attire les foudres du régime de Moubarek


    le 06.02.11 |

    Ingénieux, créatifs, des internautes maghrébins...

    Ingénieux, créatifs, des internautes maghrébins ont décidé de partir à la conquête de la toile avec leur propre réseau social : Wall5.com.

    Les internautes maghrébins se dotent de leur propre réseau social. Marocains, Algériens, Tunisiens, les internautes du Maghreb ne veulent plus subir la domination de Facebook et de Twitter. Ingénieux, créatifs, des internautes maghrébins ont décidé de partir à la conquête de la toile avec leur propre réseau social : Wall5.com. Celui-ci s'est offert une promotion internationale lorsqu'il a décidé de venir en aide aux internautes égyptiens en proie à la censure dans leur pays.

    Lancé depuis près de 3 ans par l’Italien Francesco Landogna et le Libanais Masin Sowan, Wall5 compte déjà 500.000 adhérents dans les pays maghrébins, arabes et un peu partout à travers le monde. Selon ses fondateurs, "ce réseau 100% maghrébin, à caractère culturel, est destiné à rassembler et à rapprocher des individus à travers le monde. En plus de servir de plateforme d’échanges autour de thèmes communs, Wall5 occupe également un rôle d’outil d’interaction entre ses différents utilisateurs".

    Se voulant être une porte ouverte aux internautes africains, moyen-orientaux et européens, Wall5 ambitionne également de devenir un espace de rencontres et d’échanges pour tout le bassin méditerranéen qui se trouve, ainsi, interconnecté par le biais de ce réseau.

    Cependant, la première originalité de Wall5.com consiste incontestablement dans son utilisation de la Darija comme langue de communication. En vérité, il est le premier réseau social virtuel proposant de s’inscrire en parler Tunisien, Marocain ou Algérien. Les internautes peuvent aussi utiliser leurs langues nationales et leurs idiomes locaux dans leurs activités sur Wall5.com. Il s’agit là d’une première innovation qui n’a pas manqué d’attirer de nombreux maghrébins, contents de trouver enfin un espace où leur identité linguistique et culturelle trouve toute son expression.

    Selon plusieurs autres internautes, l’autre originalité de Wall5 revient à son application VidéoChat grâce à laquelle l’adhérant peut chatter de visu avec trois personnes différentes en même temps.

    A l’image de Facebook, Wall 5 permet à ses membres d’introduire des données personnelles et d’interagir avec d’autres adhérents. Des lors, l’échange de ces informations permet aux utilisateurs de se retrouver entre eux autour de centres d’intérêt communs. Ils peuvent également y créer des groupes tout en invitant d’autres personnes à se joindre au réseau.

    "Mais, plus qu’un outil de partage, Wall5 offre à ses membres une interface simple d’usage afin de moduler les informations à leur guise", confie le PDG de Wall5 Francesco Landogna.

    Selon ce dernier, Wall5 se distingue, d’autre part, par une multitude de fonctionnalités. Toutefois, sa première caractéristique concerne son système de confidentialité. "Ce réseau facilite l’ouverture de compte en sécurisant les adresses mails utilisées pour les adhésions. Ainsi, un système de sécurité vérifie que la personne utilisant une adresse mail pour s’inscrire est bel et bien celle qui a souhaité adhérer au site", explique encore à elwatan.com Francesco Landogna.

    Enfin, Wall 5 n’est pas resté indifférent face au combat démocratique que mène la jeunesse égyptienne. Des les premières manœuvres de censure et de répression lancées par l’appareil sécuritaire de Moubarek à l’encontre des internautes Egyptiens, Wall 5 a proposé de contourner ce black-out par le téléchargement et l’installation d’une application dénommée : yahoowidget disponible sur son réseau.

    Ce geste de solidarité, Wall 5 le paiera cher puisque dans la nuit du jeudi 3 février à vendredi 4 février, les services égyptiens ont lancé une attaque "sophistiquée" concertée et délibérée visant à bloquer le site.

    Les services égyptiens n’ont, en fait, pas digéré qu’un site maghrébin ose mettre en place un logiciel, téléchargé par plus de 200.000 internautes égyptiens, qui permet aux internautes de passer outre le filtre installé en Egypte pour empêcher toute connexion sur le web.
    Abderrahmane Semmar
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    Flamber de rage et de lucidité

    Message  ALADIN le Sam Fév 05, 2011 9:15 am

    lesoirdalgerie .com
    Actualités : TRIBUNE
    Flamber de rage et de lucidité

    Le monde arabe flambe et ce n’est pas une simple figure de style. Il flambe littéralement dans la chair de ses citoyens ; il flambe de rage désespérée devant le mépris sans borne dans lequel le tiennent tous les dirigeants arabes de l’Atlantique à la mer Rouge ; il flambe d’indignation devant la prédation quasi généralisée des richesses nationales dont les peuples de la région sont si injustement spoliés ; il flambe parce qu’il vient un moment où il constate qu’il n’est plus possible de supporter cette indignité sans étouffer d’amertume et de colère.
    Chaque homme qui s’immole dans le monde arabe est un appel désespéré à la liberté et au respect de la citoyenneté. Honte à vous, leaders autoproclamés d’être capables de faire naître un tel désespoir chez vos concitoyens ! Honte à vous d’avoir amené le monde que vous êtes censés diriger à un tel point de révolte que l’offrande de la douleur ultime soit désormais considérée comme une arme politique ! L’indignation qui nous étrangle devant cette tragédie ne doit cependant pas être vaine. Comprendre, d’abord, s’impose. Mais au-delà des causes – sociales, économiques, politiques – que nous connaissons tous et qui inondent à longueur de pages les colonnes de nos journaux, pouvons-nous seulement comprendre le geste d’un jeune de vingt ans qui enflamme son corps pour exhaler sa souffrance ? Au-delà des circonlocutions sur la sclérose des régimes, l’injuste répartition des richesses et la gangrène de la corruption, pouvons-nous seulement imaginer la quantité de douleur qu’il faut avoir accumulée pour faire flamber sa chair et, pour les suivants, pour les vivants, faire retentir sa rage ? Nous avons beau presser nos tempes pour comprendre, nous ne faisons que répandre au loin le vain murmure du bavardage. En vérité, nous ne pouvons rien comprendre, mais seulement contribuer à ce que la mort de nos jeunes crible nos consciences au quotidien – et résonne ainsi dans l’éternité. Nous pourrions alors égrener les réformes qui nous paraissent indispensables : respect des libertés fondamentales, plus vaste redistribution des ressources, lutte sans faillir contre la corruption, réforme de la justice et des services publics… Nous pourrions aussi marteler que, en dépit de ses périls, la démocratie est notre idéal et que nous la réclamons d’urgence et partout. Nous pourrions encore et inlassablement revendiquer plus d’égalité, plus de droits et plus de liberté. Nous pourrions faire tant de choses si nous étions sûrs d’être écoutés. Mais à défaut, nous ne ferions que gesticuler depuis nos promontoires et ajouter à la kyrielle notre lot de doléances. Nous ne sommes porteurs de rien d’autre que ce message en forme d’épitaphe que nous destinons à nos «chers» gouverneurs : puissent ces martyrs ne s’être pas enflammés pour rien, puissent-ils n’avoir pas endossé pour rien l’effarante responsabilité de se donner la mort par dépit. Nos pays ne sont pas les victimes d’une sinistre fatalité. Nous ne sommes condamnés ni à nous entre-tuer ni à nous suicider. Pourvu que nos dirigeants, même en tendant l’oreille, écoutent un instant le bruit sourd de la détresse. Rien qu’un bref instant.
    Signataires :
    Anouar Benmalek (écrivain), Mohamed Berkani (journaliste), Karim Amellal (écrivain), Akli Tadjer (écrivain), Khedidja Baba-Ahmed (journaliste), Hala Alabdalla (réalisatrice syrienne), Nadir Moknèche (cinéaste), Akram Belkaïd (journaliste), Yahia Belaskri (écrivain), Nadjia Bouzeghrane (journaliste), Lyes Salem, (acteur-réalisateur), Ahmed Garadi (consultant), Samir Ardjoum (critique cinéma), Hamid Nacer-Khodja (universitaire-écrivain), Ourida Benramdane-Yaker (productrice), Rémi Yacine (journaliste), Tewfik Hakem (journaliste), Leïla Merouane (écrivaine), Brahim Hadj Slimane (journaliste- auteur), Aziz Chouaki (écrivain), Rouani Djamel (syndicaliste), Karima Boudiaf (chargée de l’administration et des finances), Bouaboub Djamel (assistant réalisateur), Mohamed Bouafia, Nadia Bey (journaliste), Nabil Dahmani (réalisateur), Adila Bendimerad (actrice), Meriem Medjamia (photographe), Ali Chibani, (universitaire journaliste), Mahiedine Benabed (scénariste), Aïda Salem (chargée de production), Mersali Otmane (artiste plasticien), Zahia Saïd (comédienne), Nedjma Benchikh-El-Fegoun (médecin), Ismet Baba Ahmed (cadre), Majid Kaouah (poète)… liste des signataires ouverte.
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    ALADIN

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    Message  ALADIN le Mer Fév 02, 2011 9:30 am


    Hosni Moubarak le gauleiter de Gaza doit y finir ses jours


    Journaliste-écrivain, éminent spécialiste du monde arabo-musulman, René Naba revient dans cet entretien sur OummaTV sur la situation en Egypte. Évoquant le rôle de l'armée dans la société égyptienne, René Naba analyse également les conséquences géopolitiques d'un véritable changement de régime en Egypte et explique pourquoi les Etats-Unis et d'Israël sont contre l'instauration d'une véritable démocratie non seulement en Egypte, mais aussi dans tout le monde arabe.

    http://dailymotion.virgilio.it/video/xguc8t_hosni-moubarak-le-gauleiter-de-gaza-doit-y-finir-ses-jours_news#from=embed
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    Qui sera le prochain pays??????

    Message  ALADIN le Mer Jan 26, 2011 9:17 am


    Les troubles dans le monde arabe depuis la révolution tunisienne

    le 26.01.11 | 17h00
    Le mouvement de contestation qui a provoqué la chute du président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali, le 14 janvier, a fait tache d'huile dans les autres pays arabes.
    diaporama
    Le mouvement de contestation qui a provoqué la chute du président tunisien...
    Le mouvement de contestation qui a provoqué la chute du président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali, le 14 janvier, a fait tache d'huile dans les autres pays arabes.
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    Le mouvement de contestation qui a provoqué la chute du président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali, le 14 janvier, a fait tache d'huile dans les autres pays arabes.
    EGYPTE
    17 janv: Un homme a tenté de s'immoler par le feu au Caire, un geste rappelant celui d'un Tunisien ayant déclenché les émeutes dans son pays.
    18 janv: un chômeur de 25 ans succombe à ses brûlures après s'être immolé par le feu à Alexandrie (nord). Un avocat tente de s'immoler au Caire. Le 20, deux ouvriers effectuent le même geste.
    25: trois manifestants et un policier trouvent la mort lors de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. 200 arrestations.
    26: des affrontements opposent policiers et manifestants lors d'une nouvelle journée de manifestations malgré l'interdiction des autorités. 500 arrestations.
    ALGERIE
    5 janv: Cinq jours d'émeutes contre la vie chère font cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s'arrête après l'annonce d'une baisse de prix des produits de première nécessité.
    22: la police empêche une manifestation "pour la démocratie" à Alger. Une vingtaine de blessés.
    Deux décès par immolation et six tentatives depuis le 14 janvier.
    JORDANIE
    14 janv: Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes pour protester contre la vie chère et la politique économique.
    16: Près de 3.000 personnes participent à un sit-in à Amman appelant à la propagation de "la révolution tunisienne".
    21: Plusieurs milliers de personnes manifestent à Amman malgré l'annonce de nouvelles mesures sociales.
    SOUDAN
    16 janv: Des partis d'opposition réclament la "fin du régime totalitaire" du président Omar el-Béchir et demandent la démission du ministre des Finances jugé responsable de la hausse des prix des denrées alimentaires.
    Début janvier, des heurts opposent la police à des étudiants protestant contre la hausse des prix.
    25: un cas mortel d'immolation sur le marché d'Omdurman, limitrophe de Khartoum.
    OMAN
    17 janv: Près de 200 manifestants à Mascate protestent contre la cherté de la vie, un défilé modeste mais très rare dans cette monarchie arabe du Golfe.
    MAURITANIE
    17 janv: un homme d'affaire mécontent du régime s'immole à Nouakchott.
    MAROC
    Trois personnes tentent de s'immoler le 21 janvier, une autre le 25. Le Maroc a lancé des appels d'offre pour l'achat d'importantes quantités de céréales, afin d'éviter des pénuries pesant sur le climat social.
    YEMEN
    18 janv: les forces anti-émeutes dispersent une manifestation d'un millier d'étudiants à Sanaa appelant à un changement démocratique et les "peuples arabes à se révolter contre leurs dirigeants".
    AFP
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    LA COORDINATION POUR LE CHANGEMENT

    Message  Admin le Lun Jan 24, 2011 4:47 am

    LA COORDINATION POUR LE CHANGEMENT AFFINE SON PLAN D’ACTION
    D’autres organisations rallieront le mouvement

    La Coordination nationale pour le changement et la démocratie ne compte pas laisser s’essouffler la dynamique née de la première réunion. Dès vendredi prochain, les syndicats, partis politiques et autres organisations tiendront une deuxième rencontre. Objectif : élargir la coordination à d’autres membres et affiner le plan d’action.
    Nawal Imès - Alger (Le Soir) - La mobilisation est intacte. Les organisations ayant pris part à la réunion proclamant la naissance de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie tentent de rallier d’autres organisations à leur cause. La seconde réunion devrait regrouper davantage de participants. Rachid Malaoui, secrétaire général du Snapap, estime que la dynamique est en marche et que la prochaine réunion permettra de dégager davantage de consensus autour des actions à mener. La défection du FFS ne semble pas entamer le moral des troupes. Après avoir pris part à la première réunion, la formation de Aït Ahmed s’est en effet rétractée annonçant que «dans l’étape actuelle, les priorités politiques du FFS ne lui permettent pas de s’associer à la proposition d’un appel à une marche à Alger». Le principe d’une marche en février avait en effet été retenu lors de la première réunion, mais Rachid Malaoui précise qu’aucune date n’avait pour le moment été retenue et que la date du 9 février avancée dans un premier temps n’était qu’une proposition qui doit être davantage débattue. La question sera soulevée vendredi prochain. Les organisations et personnalités se donneront, encore une fois, rendez-vous dans une salle de fortune puisque les pouvoirs publics, s’acharnant sur les syndicats autonomes, avaient procédé à la fermeture de la Maison des syndicats. Faisant fi de ces contraintes, les organisations (Laddh, Snapap, la Coordination des sections Cnes, le Cla, le Satef, Sos disparus, le MDS, le RCD, le PLJ, RAJ, des associations d’étudiants, de chômeurs et des comités de quartiers) comptent maintenir la pression avec comme objectif avoué : une rupture totale avec le régime en place. Le ton avait été donné à l’issue de la première rencontre, dont le communiqué la sanctionnant avait montré la voie. «Face aux attitudes répressives et méprisantes du régime en place contre la société algérienne, conscients de la gravité de la crise et des dangers qui guettent le pays, nous, organisation des droits de l’Homme, syndicats autonomes, associations estudiantines et de jeunes, comités de quartier et collectifs citoyens, association de disparus, associations de défense de la femme, figures intellectuelles et partis politiques , décidons de l’organisation d’une marche nationale pour exiger la levée de l’état d’urgence sévissant depuis dix-neuf ans et qui immobilise le pays et brime toutes les libertés», avaient écrit les organisations engagées au sein de la coordination. Cette dernière s’est inclinée «devant la mémoire des victimes et blessés des révoltes populaires (et exige) la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées pour des raisons de manifestation ou de délit d’opinion» et annonce que «convaincus de l’urgence d’actions collectives engagées, notre démarche est ouverte à toutes les forces et à tous les acteurs de la société afin d’éviter à l’Algérie le chaos et le basculement sérieusement et définitivement dans une perspective de changement démocratique». Son appel semble avoir été entendu puisque dès vendredi, plusieurs autres organisations devraient annoncer leur ralliement au mouvement.
    N. I.
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/01/24/
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    Message  Admin le Sam Jan 22, 2011 2:01 pm

    La marche à laquelle le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a appelé pour hier samedi n’a pu avoir lieu. Les autorités, qui avaient déjà décidé de ne pas autoriser cette manifestation, ont déployé un impressionnant dispositif de sécurité, à la place du 1er-Mai d’où devait s’ébranler la marche, devant le siège régional du parti, rue Didouche-Mourad, ainsi que dans les différents quartiers de la capitale. Alger a été hier une zone interdite.
    Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Pour les plus matinaux d’entre les Algérois, ce samedi, second jour de repos hebdomadaire, le réveil n’a sûrement pas été celui des jours ordinaires. Des forces anti-émeutes, équipées comme il se devait, boucliers aux bras, matraques à la main et cartouchières garnies de bombes lacrymogènes, ont pris possession de la capitale dès les premières lueurs du jour. Pas une venelle n’y a échappé. Le dispositif déployé pour empêcher la marche nationale pacifique à laquelle le RCD a appelé est imposant. Un véritable siège, devait dire Sadi, empêché avec de nombreux militants de sortir du siège régional pour rallier vers la place du 1er-mai, d’où devait démarrer la marche. Les forces anti-émeutes disposées en arc de cercle devant l’entrée du siège chargeaient violemment les militants du parti à chaque fois que ces derniers tentaient de sortir du périmètre où ils étaient confinés. Les policiers ne faisaient pas dans le détail. La matraque peut atterrir sur n’importe qu’elle partie du corps. Chaque charge policière occasionnait son lot de blessés parmi les manifestants. Des arrestations sont opérées, devant et en contrebas du siège régional. Le député Arezki Aider en fait partie. Son collègue chef du groupe parlementaire, Atmane Mazouz, est blessé lors d’une des nombreuses charges policières. Evacué à l’hôpital Mustapha, il s’en est sorti avec 4 points de suture. Il y a eu, selon le RCD, sept blessés rien que dans le périmètre immédiat du siège régional du parti. Les arrestations, elles, dépassaient la centaine, selon un bilan provisoire du parti fourni aux environs de 15h. Les députés du parti ont été chargés de faire le tour des commissariats pour faire sortir les manifestants interpellés. Pendant que les forces antiémeutes s’acharnaient à contenir les militants marcheurs à l’intérieur du siège régional du parti, d’autres escadrons de police encore plus étoffées veillaient à éviter que des manifestants ne rallient la place du 1er-Mai, au Champ-de-Manœuvre. Tous les accès à la place étaient barricadés par des policiers suréquipés pour la circonstance. Ce dispositif n’a pas dissuadé les marcheurs, à leur tête le vétéran Ali Yahia Abdenour qui était là, présent, dans sa frêle silhouette. Les policiers ont dû le traîner sans le bousculer de trottoir en trottoir pour éviter qu’autour de lui ne forme des attroupements. Manifestants et forces antiémeutes étaient restés à se regarder en chiens de faïence durant toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi. Face à un tel dispositif de police, il était quasiment impossible de marcher. Les policiers, mobilisés en grand nombre, ont veillé scrupuleusement à éviter que les groupes de manifestants ne fassent jonction et ne convergent vers la place du 1er-Mai. Les barrages routiers étaient depuis vendredi soir mobilisés pour trier les entrées sur Alger. Le filtre a été tel que pour faire une vingtaine de kilomètres, il fallait une heure de temps, voire plus. Les bus étaient systématiquement soumis à fouille et empêchés d’acheminer des manifestants au cœur de la capitale. L’espace de la journée du samedi, Alger était devenue une zone interdite. Le transport ferroviaire était perturbé. Les trains en provenance des villes de l’est notamment étaient empêchés de parvenir jusqu’aux gares de la capitale. Les forces antiémeutes ont été également déployées en nombre autour des résidences universitaires algéroises pour empêcher les étudiants de rallier la marche. Elles étaient aussi déployées impressionnantes dans les quartiers comme Bab-El-Oued, où la tradition de révolte s’est enracinée. Combien de policier a-t-il fallu pour opérer un tel siège sur une ville comme Alger ? Le RCD a parlé de plus de 15 000 policiers ramenés d’un peu partout et avec des effets civils pour tenir un mois. La tension autour du siège régional du RCD, puis ailleurs a commencé à baisser en fin d’après-midi. Sans qu’il y ait de casse. C’est dire que l’initiative du RCD s’est voulue d’être et a été l’expression pacifique d’une revendication politique. Pari réussi par la formation de Saïd Sadi qui a démontré une fois de plus que l’Algérien est un être politique civilisé. Il a réussi à démontrer aussi que le système politique et le pouvoir en place qui l’incarne a le totalitarisme chevillé au corps, qu’il panique et tressaille à l’idée de devoir ramasser les barricades qu’il dresse depuis l’indépendance devant l’émancipation démocratique.
    S. A. I.

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    Message  Admin le Mar Jan 18, 2011 6:33 am

    Les franco-tunisiens ont accompagné la révolte depuis le réseau social
    par Cédric Baylocq Sassoubre - publié le mardi 18 janvier 2011

    Sur le réseau social Facebook, les enfants de la diaspora tunisienne ont suivi la chronique des évènements et commentés de leurs propres cris du cœur. Comme le jeune toulousain Youssef
    D’abord un, puis deux, puis trois, puis des dizaines de drapeaux tunisiens en guise de « photo de profil ». Absent physiquement mais proche par le cœur de la patrie de leurs parents ou grands parents, les français et francophones d’origine tunisienne ont utilisé ce qui devient désormais si non un instrument, du moins un appendice de la politique internationale et un diffuseur d’opinion presque indispensable : le réseau social facebook. (1)

    Dès les premières vidéos montrant les blessés par balles puis les morts, ce sont carrément des images de drapeaux tunisiens ensanglantés qui ce sont substitués aux traditionnels minois souriants qui accueillent chacun des visiteurs sur leur page personnel.

    Youssef 24 ans, étudiant toulousain en commerce et marketing et actif dans le milieu associatif (EMF), est interpellé par un de ses amis : « tout le monde a mis le drapeau tunisien sur sa photo de profil sauf toi ». Youssef assume. Il répond que « la symbolique a tué l’activisme ». Tunisien de cœur, particulièrement à ce moment précis, Youssef n’a par ailleurs aucun problème à se revendiquer français. Son drapeau ne comporte pas que du rouge et du blanc mais aussi du bleu. Il arborera un cinglant « Ben Ali dégage ! » sur fond rouge comme photo de profil.

    Le choc des vidéos

    Il avait commencé dès le 8 janvier par relayer l’information de la seconde auto-immolation de d’un manifestant à Sidi Bouzid, après celle de Mohammed Bouaziz, l’évènement déclencheur (2) . Le 10 janvier apparaît sur le profil de Youssef la première vidéo provenant d’une ambulance. On y voit le spectacle peu ragoutant de la jambe d’un manifestant traversé de part en part par une balle de la police tunisienne. Il y aura de nombreuses vidéos provenant des véhicules de secours ainsi que des services d’urgence des hôpitaux tunisiens.

    Puis vendredi matin, c’est autour d’une vidéo qui a connu un immense succès sur les profils facebook tunisophiles : un certain Lofti Abdelli y pousse un cri du cœur en arabe dialectal sans reprendre son souffle : « Honte à toi !... N’as-tu pas un brin d’humanité ! Pars et laisse nous tranquille ! » Puis, directement en français : « Dégages vieux clown périmé ! » (3) . A ce moment Youssef n’imagine même pas que Lofti sera si rapidement exaucé.

    Autre vidéo choc de ces émeutes de la faim qui se sont ouvertes le 7 janvier : celle du corps gisant sur le sol d’un homme touché à la tête. Saïda, étudiante en droit, amie de Youssef dans la vie et sur facebook, et elle aussi de parents tunisiens, la poste sur son mur avec le commentaire suivant : « Après les syndicalistes qu’on capture, les universitaires qu’on assassine. C’est quoi ce pouvoir ? » On apprendra en effet qu’il s’agissait d’un professeur d’informatique franco-tunisien de l’Université de Compiègne. Erigé en symbole de la rébellion et même « martyr », personne n’hésite à dire qu’il ne sera « pas mort pour rien ».

    Youssef est connecté en direct aux évènements via des amis tunisiens présents sur place (20% des tunisiens auraient un compte facebook selon une activiste tunisienne de Human Right Watch invitée par Al Jazeera English le jeudi 13 janvier dernier. Oussama, ex étudiant bordelais désormais professeur d’université en Tunisie leur distille des informations précises sur les coups de feu entendus, les matraquages, les derniers blessés.

    Puis le rythme des posts s’accélère. Au milieu de ce flot d’images, de chiffres, et de slogans rageurs, ils sentent Ben Ali vaciller. Inquiet que la pression se relâche après les quelques concessions du désormais ex-président tunisien, Youssef n’hésite pas à écrire jeudi 13 : « Tunisie… ne souille pas la mémoire des personnes qui ont offert leur vies à la liberté ! »

    Le même jour, Youssef se prend à rêver et lance : « Si demain Ben Ali quitte son poste et que la révolution aboutit...On pourra dire que la Tunisie est la première (d’une longue liste dans le monde arabe) victime de la "révolution Facebookienne »

    "Vous allez enfin pouvoir rentrer Inch’Allah"

    Puis enfin, l’étudiant toulousain et ses camarades apprennent la nouvelle de la fuite de Ben Ali. Vendredi 14 janvier à environ 19heures (GMT) il écrit : « Je dédies cette victoire à tous nos papas. Interdit de sol tunisiens pendants plus de 20 ans. Vous allez enfin pouvoir rentrer inch’allah ». Safa, 23 ans, dont le père a dû justement fuir le régime de Ben Ali, l’accompagne dans un souffle postrévolutionnaire : « Mon Peuple nous a offert la fierté ! Il a offert à papa, à tous les exilés, opposants Tunisiens qui ont subit la torture inhumaine sous la dictature Benalienne, la dignité ! Tunisie la liberté ! »

    Dans la prise de conscience de ce qui ce passait de l’autre côté de la méditerranée, la vidéo mobile conjuguée au support facebook aura était un élément crucial pour l’ensemble de la diaspora tunisienne et de ses descendants en France et en Europe. Comme il a de peu manquait de l’être lors des dernières élections iraniennes…

    L’espoir et l’euphorie ont désormais laissé place aux discussions sur les perspectives politiques qui se profilent : "Pour la défense des liberté religieuses et des valeurs musulmanes malékites en Tunisie. Une défense à intégrer dans un contexte de laïcité acquise et irrémédiable.", affiche Youssef en statut. Lui qui a étudié en Turquie, il pense particulièrement à l’exemple de l’AKP. Juste en dessous, de ce statut, posté quelques heures avant, un article de Jeune Afrique sur le retour probable de Rachid Ghannouchi qu’il avait mis en lien sur son wall (sans que Youssef ne prenne position), suscitera un vaste débat parmi sa communauté d’amis franco-tunisiens de facebook, les uns s’y montrant favorables, les autres ne voulant pas entendre parler d’"islamisme" politique. Plus que jamais après ces évènements facebook tiendra lieu de forum…

    Notes :

    (1)Le film de David Fincher The Social Network racontant la génèse de la création de Facebook vient d’être primé par le Golden Globe du meilleur film 2010"

    (2) Lire le bel éditorial en forme d’hommage d’Yves Harté, dans Sud Ouest, intitulé "Des flammes pour un peuple" http://www.sudouest.fr/2011/01/15/des-flammes-pour-un-peuple-290610-10.php

    (3) Sur le facebook group : https://upload.facebook.com/MaTunisie

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